Banc d’essai : miniaturisation et performances pour les analyseurs ScanaQuad

10 mai 2016, 14:00
Le module ScanaQuad SQ100.
Le module ScanaQuad SQ100.
Un analyseur logique est bien plus utile qu’un oscilloscope lorsqu’il s’agit de capturer et analyser les signaux d’un circuit logique. Doit-on pour autant, si l’on a pour activité principale la conception ou la réparation de dispositifs « numériques », obligatoirement posséder un tel instrument ? Les analyseurs logiques proposés par les principaux fabricants restent inabordables pour les non-professionnels, et même trop chers pour une jeune société. Il existait des solutions bon marché, mais elles ne répondent pas aux besoins réels des utilisateurs ou souffrent d’un logiciel mal conçu ou incomplet. Heureusement, la situation s’arrange progressivement.
 
Depuis 2010, la société française Ikalogic conçoit des analyseurs logiques sous forme de modules équipés d’un port USB permettant la connexion de l’instrument à un PC ou à un ordinateur portable. Rien d’extraordinaire pensez-vous probablement, mais fin 2015 Ikalogic a lancé une nouvelle gamme digne d’intérêt : des analyseurs logiques à quatre voies. Pourquoi quatre, et pas huit ou plus ? La réponse est… logique : la plupart des microcontrôleurs et circuits numériques modernes recourent à des liaisons série par souci de miniaturisation (= réduction du nombre de broches) : capteurs, EEPROM, circuits de communication avec l’extérieur, tous ces périphériques ou composants utilisent des bus I²C, I²S, USB, 1-Wire, etc.
Avec tous ces bus, deux, trois ou quatre lignes suffisent. Fort de cette constatation, Ikalogic a intégré dans les micrologiciels de ses modules ScanaQuad les protocoles série les plus courants, rendant ainsi inutile la présence de plus de quatre voies. Si toutefois il vous fallait effectivement plus de quatre voies, un adaptateur appelé Sync-Box permet d’utiliser plusieurs modules ScanaQuad en parallèle pour avoir jusqu’à 24 voies.
 
La famille ScanaQuad comprend quatre modules (SQ25, SQ50, SQ100 et SQ200) qui pour l’essentiel se distinguent l’un de l’autre par leurs fréquences d’échantillonnage. Le chiffre préfixant la désignation SQ indique la fréquence par canal, quel que soit le nombre de canaux utilisés. SQ25 signifie par exemple un module de 25 MHz. Comparés aux deux premiers, les modules SQ100 et SQ200 offrent une plage d’entrée plus étendue (±15 V), plus de configurations d’entrée/sortie, et peuvent effectuer des mesures différentielles.
 
La fonction des quatre ports peut être définie par l’utilisateur ; on peut par exemple les définir comme lignes SCA et SCL d’un bus I²C. Chaque port peut également servir de sortie. Une sortie peut délivrer un signal pulsé de fréquence et rapport cyclique réglables, et il est possible de définir des séries complexes de données au moyen d’instructions JavaScript. Cette liberté vaut aussi pour les décodeurs de protocole : vous pouvez créer les vôtres, mais il en existe déjà de nombreux, prédéfinis et prêts à l’emploi.
 
Les protocoles actuellement disponibles sont : 1-Wire, CAN, DHT11/22, DMX-512, HC-SR04, I²C, I²S, JTAG, LCD 4 bits, LIN, Manchester, Maple, MIDI, NMEA 0183, nRF24L01, Oregon Scientific, Parallel Bus, PWM, SENT, SPI, SPI WIZnet W5100, UART, et USB 1.1. Certaines puces sont prises en charge de façon native, dont des capteurs de température 1-Wire et des capteurs de température et d’humidité I²C.
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