Un précédent numéro d’ElektorHebdo avait évoqué ce que l’on a coutume aujourd’hui de désigner par l’acronyme de LiFi, par analogie bien sûr avec l’omniprésent WiFi, mais sans évoquer précisément quelles pouvaient être ses applications. Depuis, avec la présence de plus en plus insistante des ampoules d’éclairage à LED, les contours des premières applications se dessinent.

Rappelons que le LiFi consiste à utiliser le rayonnement lumineux de n’importe quelle ampoule à base de LED pour transmettre de l’information numérique. Exit donc les ondes électromagnétiques du WiFi et leur effet néfaste, réel ou supposé, sur la santé.

Parmi les premières applications du LiFi, on trouvera p. ex. la géolocalisation au mètre près d’un individu dans un bâtiment grâce à son téléphone qui recevra en permanence les informations transmises par les ampoules d’éclairage. Les musées sont intéressés par ce procédé qui leur permettrait de diffuser des commentaires parfaitement adaptés à l’œuvre devant laquelle se trouvera le porteur du téléphone (qui jouerait le rôle d'audioguide).

Les transports, et notamment les avions, sont également demandeurs car il est impossible d’y utiliser le WiFi sans risquer de perturber les instruments de navigation. Avec le LiFi, le problème est résolu au moyen d'une simple lampe placée dans le dossier des sièges.

Les équipementiers automobiles envisagent de faire communiquer les voitures entre elles au moyen de leurs phares et autres clignotants et de recevoir des informations des infrastructures routières via, par exemple, les feux de signalisation placés aux carrefours.

 

La France serait en avance dans le développement du LiFi, notamment grâce à la société Oledcom qui travaille de concert avec l’université de Versailles. Souhaitons que cette avance se concrétise et que ne se renouvelle pas le fiasco des afficheurs à cristaux liquides, inventés en France mais jugés sans intérêt à l’époque !