Mesure sous pointes : l’ETRI fiabilise ses MMIC GaN
7 octobre 2026
sur
sur
Dans un laboratoire de recherche, un ingénieur pose délicatement les pointes de mesure sur une tranche… puis recommence, une fois, deux fois, parce que les courbes ne se superposent jamais tout à fait. À ces fréquences, un contact de pointe un peu différent suffit à brouiller les cartes. C’est pour sortir de ce genre d’impasse que l’Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI), l’un des grands instituts de recherche coréens, a choisi l’analyseur de réseau vectoriel VectorStar ME7838G d’Anritsu pour évaluer ses circuits MMIC en nitrure de gallium (GaN).
Pour cela, l’institut privilégie la mesure sous pointes, directement sur la tranche. L’avantage ? On observe la puce telle qu’elle est, sans l’influence du boîtier ni du montage.
Et si, en plus, il faut changer de système de mesure à chaque bande de fréquences, les conditions de test varient à chaque étape. Autant de sources d’incertitude supplémentaires, qui rendent la comparaison entre théorie et pratique d’autant plus fragile.
Les données mesurées sur une large bande peuvent dès lors être confrontées aux données de conception dans des conditions homogènes et avec une grande précision. Les mesures gagnent en reproductibilité, et la vérification de conception en fiabilité.
Les plus curieux pourront se plonger dans l’étude de cas publiée par Anritsu, « Establishing a High-Frequency Evaluation Platform to Support Foundry-Grade Quality », qui détaille comment cette plateforme améliore la vérification de conception des MMIC GaN.
Vous aussi, vous avez déjà pesté contre des mesures haute fréquence qui refusent de se répéter ? L’expérience de l’ETRI rappelle qu’un banc cohérent de bout en bout peut faire toute la différence.
Anritsu | Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI)
Pourquoi mesurer au-delà de la bande utile
Concevoir un MMIC GaN performant, c’est aussi savoir prédire son comportement le plus finement possible. L’ETRI ne se contente donc pas de caractériser ses composants dans leur bande de fonctionnement : il pousse les mesures jusqu’aux fréquences harmoniques, pour affiner la conception et la prédiction des performances.Pour cela, l’institut privilégie la mesure sous pointes, directement sur la tranche. L’avantage ? On observe la puce telle qu’elle est, sans l’influence du boîtier ni du montage.
Quand chaque contact compte
Ce type de difficulté, l’ETRI le connaissait bien. Dans les bandes millimétriques et sub-THz, les conditions de contact des pointes et les effets propres au système de mesure provoquent facilement des écarts d’une mesure à l’autre. Résultat : il devient délicat de comparer sereinement ce que prévoyait la conception et ce que mesure l’instrument.Et si, en plus, il faut changer de système de mesure à chaque bande de fréquences, les conditions de test varient à chaque étape. Autant de sources d’incertitude supplémentaires, qui rendent la comparaison entre théorie et pratique d’autant plus fragile.
Un seul balayage, de la bande millimétrique au sub-THz
Le ME7838G change la donne en réalisant des mesures en un seul balayage jusqu’à 220 GHz. Toute la plage, des ondes millimétriques au sub-térahertz, tient sur une seule plateforme. L’ETRI a ainsi pu bâtir un banc d’évaluation sous pointes qui conserve des conditions de test cohérentes d’un bout à l’autre du spectre, sans jongler entre plusieurs instruments.Les données mesurées sur une large bande peuvent dès lors être confrontées aux données de conception dans des conditions homogènes et avec une grande précision. Les mesures gagnent en reproductibilité, et la vérification de conception en fiabilité.
Cap sur la 6G et les satellites
Anritsu estime que ce mariage entre caractérisation large bande et reproductibilité deviendra de plus en plus important pour développer les composants haute fréquence de la 6G et des communications par satellite de nouvelle génération. Deux domaines qui figurent justement parmi les sujets de recherche de l’ETRI, aux côtés des semi-conducteurs avancés : l’institut couvre plus largement les technologies de l’information et de la communication, l’électronique et les semi-conducteurs. Et Anritsu, de son côté, entend continuer à accompagner la recherche et le développement en semi-conducteurs de ses clients avec ses technologies de test et de mesure.Les plus curieux pourront se plonger dans l’étude de cas publiée par Anritsu, « Establishing a High-Frequency Evaluation Platform to Support Foundry-Grade Quality », qui détaille comment cette plateforme améliore la vérification de conception des MMIC GaN.
Vous aussi, vous avez déjà pesté contre des mesures haute fréquence qui refusent de se répéter ? L’expérience de l’ETRI rappelle qu’un banc cohérent de bout en bout peut faire toute la différence.
Anritsu | Electronics and Telecommunications Research Institute (ETRI)
Lire l'article complet
Hide full article

Discussion (0 commentaire(s))