Des drones armés pour la police
sur
En 2015, le Dakota du Nord fut le premier état à autoriser les drones armés, mais seules des armes non létales pouvaient être utilisées (par ex. balles en caoutchouc, taser, jets de poivre). Si cette loi est votée, le Connecticut sera le premier état des États-Unis à autoriser l'utilisation d'armes mortelles à bord des drones.
Nous ne sommes pas en guerre
Dans son chapitre sur le Connecticut, l'American Civil Liberties Union (ACLU) s'oppose fortement à ce projet. Au micro de la WCBS Newsradio, David McGuire, directeur général de l'ACLU, déclare : « Dans ce cas précis, nous ne sommes pas en guerre ». Il ajoute que les drones armés abaisseraient le seuil de recours à la force parce qu'ils sont télécommandés : « Cela introduit une distance qui transforme pratiquement l'acte en jeu vidéo, et crée automatiquement un détachement par rapport à la situation réelle ».
L'ACLU était en faveur de la version antérieure du projet de loi car ce dernier réglementait l'utilisation des drones, ce qui n'était pas du tout le cas dans cet état. Le projet de loi actuel exige un mandat pour que la police exerce une surveillance par drone, mais la version originale, interdisait les drones armés.
Un expert de la sécurité informatique, Bruce Schneier met l’accent sur un autre problème. La sécurité des appareils informatisés est souvent sujette à caution et les drones n'y font pas exception. Il écrit : « Décu de n'avoir qu'une flotte de drones de surveillance, peu sûre au demeurant, l'état du Connecticut souhaite maintenant qu'elle soit en outre armée. Je vous laisse deviner la suite probable... »
Photo : U.S. Marine Corps RQ-7B Shadow, appareil volant sans pilote lancé de Speedbag Airfield, Californie (U.S. Marine Corps photo by Cpl. Richard A. Tetreau/Source)

Discussion (1 commentaire(s))