Banc d'essai : Casio dopé aux stéroïdes

4 mars 2016, 15:00
Banc d'essai : Casio dopé aux stéroïdes
Banc d'essai : Casio dopé aux stéroïdes
Il y a pile un mois, dans un banc d'essai, mon collègue Thijs Beckers vantait les mérites du module assemblé du synthé J²B, mais il n'en a pas tout dit. Pour moi, il a même tu l'essentiel, à savoir ce qui sort de ce synthé et entre dans nos oreilles ! Il fallait revenir sur ce sujet, d'autant que dans la passionnante description du synthé publiée par Elektor (janv. 2015), il n'avait déjà été question que de... logiciel. Ce parti-pris est logique car il s’agissait d’illustrer le principe de la portabilité d’un logiciel ouvert d’un microcontrôleur vers un autre, d’une tout autre famille.

Or, qui dit portabilité, dit amélioration(s) possible(s) ! Ainsi, sur la version J²B du synthé est apparu un afficheur, utile pour lire ses paramètres. Dans sa forme initiale, le synthé Atmegatron de Soulsby n’a que des boutons (10) – presque tous des potentiomètres – mais aucun afficheur. Dans la version J²B d’Elektor, il y a non seulement des boutons – qui sont des codeurs rotatifs, dépourvus de butée de début et de fin de course – mais aussi un afficheur à LCD à 2 lignes. Nous y reviendrons.

Le son de ce synthé monophonique rappelle celui des Chiptunes des années 80 et 90. Bien combinés avec des sons et des algorithmes d’aujourd’hui, ces timbres revenus à la mode sont intéressants. Dépassez les apparences, faites preuve de curiosité, il y a des perles sonores entre les boutons de ce synthé numérique. La synthèse est faite par le LPC1347 avec des tables de forme d’onde (waveform tables) associées à la modulation de largeur d’impulsion (PWM). La puissance de calcul de l’ARM Cortex-M3 à 32 bits permet une PWM sur 16 bits (contre 8 sur l’Atmegatron).

Le J²B est donc en fait un synthé à 9 bits. Il offre 32 formes d’onde préréglées, plus celles que l’utilisateur peut définir lui-même, 15 types de filtres (numériques, à pente raide !), 2 générateurs d’enveloppe dont les quatre paramètres ADSR sont réglables séparément – et inversables, pour obtenir des sons inouïs – et enfin de deux LFO avec 16 formes d’onde. En plus, un broyeur de bits (bit crusher) et une distorsion ne demandent qu’à vous faire quitter les sentiers battus. Tout ceci donne un nombre total de combinaisons qui, si elles ne sont pas infinies, méritent d’être explorées.     [suite sur la page 2]
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