Feuilleton (4) : protocoles de communication interne aux véhicules

9 janvier 2014, 00:00
Feuilleton (4) : protocoles de communication interne aux véhicules
Feuilleton (4) : protocoles de communication interne aux véhicules

Elektor a publié de nombreux montages pour le circuit électrique automobile. Ceci est le dernier d’une série de 4 petits articles qui forment un rapide tour d’horizon. Dans Elektor.Post nos 49, 50 et 51, nous avons parlé des bus LIN, CAN, CAN FD, Flexray, Ethernet et MOS. Aujourd’hui nous répondrons à la question : « Et après ? »

L'une des considérations importantes pour les réseaux embarqués à bord des nouveaux types de voiture est leur capacité à évoluer en gamme. Qu’ils s'appuient sur des technologies de rupture ou sur des normes établies, la clé du succès des systèmes de communication à bord des véhicules sera leur capacité à évoluer facilement. LIN et CAN (sans oublier CAN FD) offrent un prix par noeud beaucoup plus bas que MOST ou Flexray. Il est donc intéressant d’utiliser, autant que possible, ces protocoles de communication. Les constructeurs automobiles adoptent de plus en plus l'approche par plate-formes, qui permet de généraliser le même protocole sur toute une gamme de voitures. Les coûts de leurs bureaux d'études sont mieux amortis, de même que les investissements liés à la mise en place sont réduits. Les voitures de luxe auront de plus en plus de commandes LIN ou Ethernet. Dans le même temps, les modèles d’entrée de gamme devront séduire de jeunes conducteurs au budget modeste. Le recours au LIN, par exemple, pour un éclairage ambiant personnalisable, permettra aux constructeurs automobiles de démarquer leurs modèles de la concurrence à moindre coût. Un tel dispositif de personnalisation du véhicule pourra peser dans les arguments lors du choix d’un nouveau véhicule.

 

Les constructeurs automobiles innovateurs devront accorder le plus grand soin à la mise en œuvre des différents réseaux, à leur architecture et à leur capacité d’évolution. La stratégie de plate-formes déjà évoquée implique d’aborder le sujet de la gestion des réseaux en commençant par les modèles d’entrée de gamme, avec adjonction progressive de fonctions vers les modèles supérieurs. Un défi qui impose de trouver une réponse efficace à la prolifération du nombre de noeuds. S'agissant de réseau LIN, par exemple, il existe de nombreux sous-systèmes similaires : éclairage d'ambiance, commande de climatisation, commutateur de tableau de bord. Ceci conduit à la multiplication des configurations. Les semi-conducteurs qui les commandent doivent donc incorporer des fonctions complexes. La robustesse des réseaux doit être accrue, face à la menace croissante des  parasites électromagnétiques (EMI) et les décharges électrostatiques (ESD). Les fabricants de semi-conducteurs pour l’automobile devront intégrer sur le silicium des mécanismes de protection mieux adaptés.

 

En conclusion, l’innovation dans le développement des réseaux de bord est un défi permanent pour l'industrie automobile, pour les constructeurs eux-mêmes et pour leurs partenaires technologiques. Ils auront à ménager l’équilibre entre le recours à de nouveaux protocoles et la nécessité économique de tirer le meilleur parti des protocoles existants.

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