Feuilleton : Protocoles de communication interne aux véhicules - 1

19 décembre 2013, 00:00
Feuilleton : Protocoles de communication interne aux véhicules - 1
Feuilleton : Protocoles de communication interne aux véhicules - 1

Elektor a publié de nombreux montages pour le circuit électrique automobile. Certains ont connu un succès qui a largement dépassé le cadre habituel de nos lecteurs fidèles. Il nous a paru intéressant de revenir ici sur les divers protocoles de communication internes aux véhicules et leurs possibilités futures. Voici le premier d’une série de 4 petits articles qui formeront un rapide tour d’horizon.

 

Il existe un nombre toujours croissant de circuits de commande (ECU pour Electronic Control Unit) embarqués dans les automobiles modernes, affectés à diverses fonctions d'info-divertissement, de sécurité, de confort ou de train roulant. Dans certains cas, leur nombre peut désormais dépasser les 100, voire les 120 par véhicule. Le transfert des données vers ou en provenance de ces ECU est bien sûr critique. C'est pourquoi la demande globale d’interconnexion est destinée à augmenter encore, et implique une dépendance croissante vis-à-vis de l'implantation des réseaux à bord du véhicule.

 

Il existe actuellement un certain nombre de protocoles de communication utilisés dans les véhicules. Commençons par le plus simple : le réseau LIN (Local Interconnect Network, ou réseau d'interconnexion local) supporte des communications jusqu'à 40 à 50 nœuds (maximum 16 par segment de réseau) pour gérer, en configuration maître-esclave, des capteurs ou des micro-actionneurs. Il s'agit d'un bus série très économique, mais à faible débit (20 kbits/s) utilisé dans les cas où le niveau de latence ne pose pas de problème. C'est pourquoi il sert principalement aux applications de confort (réglage de siège, réglage de rétroviseur, climatisation, réglage d'éclairage intérieur et fonctions similaires, cf. illustration : circuit de modulation de lumière d’ambiance RGB). Plus récemment, des réseaux LIN ont été utilisés pour les systèmes de diagnostic ne nécessitant pas de fonctionnement en temps réel (comme la surveillance de pression des pneus, la détection de température, etc.). L'un des plus gros avantages du réseau LIN, en plus de son coût de mise en place réduit (un seul câble requis pour les données), est sa capacité d'extension. On peut facilement ajouter des nœuds au réseau existant sans aucune modification matérielle ou logicielle des autres éléments du réseau. L'architecture réseau LIN permet aussi d'interagir avec des réseaux à protocole de bus CAN. Nous y reviendrons la semaine prochaine, puis nous parlerons du CAN, et enfin du Flexray et de l’Ethernet.

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