IA générative : mesurer l'expérience utilisateur en 5G
1 octobre 2026
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Dans un laboratoire, une ingénieure tape une question dans l'assistant IA d'un smartphone posé sur la paillasse. Signal au maximum, la réponse s'affiche presque aussitôt. Elle simule alors un éloignement de l'antenne, jusqu'en limite de couverture : les premiers mots tardent, le texte s'égrène plus lentement. Mais de combien, exactement ? Et comment comparer proprement deux situations ? C'est ce genre de question que Rohde & Schwarz et le China Mobile Research Institute ont voulu outiller. Au MWC Shanghai 2026, les deux partenaires ont présenté ensemble une plateforme bâtie sur le testeur CMX500, capable de mesurer de façon chiffrée l'expérience utilisateur des applications d'IA générative selon les conditions réseau.
Le revers de la médaille ? Les solutions de test dédiées restent limitées. Aucune métrique mature ni aucun cadre d'essai normalisé ne permet encore d'évaluer ce que vit réellement l'utilisateur, un chantier sur lequel planchent notamment le 3GPP et la GTI.
Deux indicateurs servent de juges de paix : le Time to First Token (TTFT), soit le délai avant l'arrivée du premier fragment de réponse, et le nombre de Tokens Per Second (TPS), qui traduit le rythme auquel cette réponse se construit. Un logiciel installé sur un PC hôte récupère ensuite les mesures, les analyse et les met en graphiques.
Sous le capot, l'instrument a de la ressource. Ce testeur de signalisation 5G tout-en-un gère les architectures SA et NSA, couvre les bandes FR1 à FR3 jusqu'à 18 GHz et embarque un serveur IMS. Conformité RF, validation de protocoles, essais acoustiques VoNR ou agrégation de porteuses se mènent ainsi sur une seule plateforme, employée pour la R&D 5G-Advanced et 6G.
Jin Hailiang, Senior Director of Products & Systems Division chez Rohde & Schwarz China, voit dans cette architecture une base pour élargir les scénarios et les cas d'usage industriels, avec un objectif affiché : contribuer à normaliser le test de l'expérience utilisateur de l'IA générative. Les visiteurs du salon pouvaient découvrir la démonstration dans la zone 6G de China Mobile, au Hall 3.
La prochaine fois que votre assistant IA tardera à répondre, pensez-y : le réseau y est peut-être pour quelque chose, et c'est précisément ce que ce banc de test cherche à mesurer. Un sujet à suivre de près si l'arrivée de l'IA dans la 6G vous intéresse.
Rohde & Schwarz | China Mobile Research Institute
Pourquoi l'IA générative manque encore d'outils de test
Rédiger un texte, générer une image, produire une vidéo : les services d'IA générative reposent sur des grands modèles de langage capables de répondre à une grande variété de requêtes. Et ils ne se cantonnent plus à l'ordinateur. Smartphones, lunettes intelligentes, robots… la liste des appareils connectés qui y font appel s'allonge à mesure que les modèles, la puissance de calcul et les applications progressent.Le revers de la médaille ? Les solutions de test dédiées restent limitées. Aucune métrique mature ni aucun cadre d'essai normalisé ne permet encore d'évaluer ce que vit réellement l'utilisateur, un chantier sur lequel planchent notamment le 3GPP et la GTI.
Un banc d'essai entre le cloud et le terminal
Le principe est limpide. Le grand modèle de langage tourne sur un serveur ou dans le cloud ; le CMX500 joue le rôle du réseau et établit une liaison radio avec un terminal intelligent, sur lequel une application de test envoie les requêtes et reçoit les réponses d'inférence.Deux indicateurs servent de juges de paix : le Time to First Token (TTFT), soit le délai avant l'arrivée du premier fragment de réponse, et le nombre de Tokens Per Second (TPS), qui traduit le rythme auquel cette réponse se construit. Un logiciel installé sur un PC hôte récupère ensuite les mesures, les analyse et les met en graphiques.
Des conditions radio reproduites à la demande
Revenons à ce smartphone qui s'éloigne de l'antenne. Avec le CMX500, ce type de scénario se règle finement : paramètres réseau, modèles d'évanouissement du canal, latence, gigue, dégradations RF. De la couverture idéale à la zone de faible réception en bordure de cellule, tout un éventail d'environnements radio peut être recréé en laboratoire.Sous le capot, l'instrument a de la ressource. Ce testeur de signalisation 5G tout-en-un gère les architectures SA et NSA, couvre les bandes FR1 à FR3 jusqu'à 18 GHz et embarque un serveur IMS. Conformité RF, validation de protocoles, essais acoustiques VoNR ou agrégation de porteuses se mènent ainsi sur une seule plateforme, employée pour la R&D 5G-Advanced et 6G.
Cap sur la normalisation et la 6G
À quoi serviront ces mesures ? D'abord à affiner la conception des applications d'IA générative embarquées, ensuite à fournir des références pour optimiser les réseaux. Pour Liu Guangyi, expert en chef de China Mobile et scientifique en chef de ZGC-XNET, la 6G devra aller au-delà de la connectivité et s'appuyer sur les capacités de calcul du réseau pour offrir des services intelligents à très faible latence, ce qui réclame de nouvelles métriques et méthodes de test.Jin Hailiang, Senior Director of Products & Systems Division chez Rohde & Schwarz China, voit dans cette architecture une base pour élargir les scénarios et les cas d'usage industriels, avec un objectif affiché : contribuer à normaliser le test de l'expérience utilisateur de l'IA générative. Les visiteurs du salon pouvaient découvrir la démonstration dans la zone 6G de China Mobile, au Hall 3.
La prochaine fois que votre assistant IA tardera à répondre, pensez-y : le réseau y est peut-être pour quelque chose, et c'est précisément ce que ce banc de test cherche à mesurer. Un sujet à suivre de près si l'arrivée de l'IA dans la 6G vous intéresse.
Rohde & Schwarz | China Mobile Research Institute
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