« [...] le réchauffement climatique inventé par et pour les Chinois [...] »
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Le nom Trump était sur toutes les lèvres lors de la 22e conférence des Nations-Unies sur le climat à Marrakech, tenue un an après l'accord historique de Paris. L'effet de la promesse électorale de Donald Trump de dénoncer l'accord de Paris paraît dévastateur sur l'objectif primordial de l'accord, à savoir contenir le réchauffement sous les 2°C. Pourtant, l'ambiance à Marrakech était au défi, pas à la résignation. Dans une Proclamation d'Action près de 200 nations ont réaffirmé le devoir urgent de répondre au changement climatique et appellé à un engagement politique au plus haut niveau.
C'est la technique elle-même qui pousse à la transition
Pour nos lecteurs peu réceptifs aux promesses politiques, cette Proclamation souligne que les forces politiques ne sont plus le seul moteur (ou frein) de l'action en faveur du climat. Celle-ci est désormais dans une dynamique irréversible, non seulement sous la poussée des gouvernements, mais aussi celle des scientifiques, des milieux d'affaires et de forces variées actives à tous les niveaux.En clair : la technique elle-même est désormais une force agissante en faveur de la transition énergétique. L'utilisation d'énergies renouvelables continue de s'améliorer et les coûts baissent rapidement. « Nous avons passé le sommet de la courbe et progressons vers une économie à faible émission de CO2 » affirmait à Marrakech l'économiste Jeffrey Sachs.
Cette idée a été formulée par Ethan Zindler, analyste financier pour Bloomberg New Energy Finance, en des termes que Donald Trump devrait comprendre : « L'énergie propre est une industrie globale de plus 300 milliards de dollars par an, c'est une des aubaines économiques du 21e siècle ; et si les États-Unis tournent le dos à l'accord de Paris, ce seront les Chinois et d'autres qui s'en mettront plein les poches avec l'énergie propre. »

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