Elektor Team

Non, je ne souscris pas à cette licence et n'installerai pas ce produit magique

10 décembre 2013, 14:37
Non, je ne souscris pas à cette licence et n'installerai pas ce produit magique
Non, je ne souscris pas à cette licence et n'installerai pas ce produit magique

Un lecteur de cette rubrique nous a soumis la réflexion critique suivante au sujet de la nouvelle publiée la semaine dernière « Microsoft : le pyromane joue au pompier ». Nous la publions d'autant plus volontiers qu'elle prolonge avec pertinence notre réflexion.
À l'article cité (dont le titre résume très bien la situation), j'ajouterais que je me méfie de la gratuité d'un tel logiciel. Microsoft nous a déjà largement montré que rien n'est réellement gratuit et que la gratuité cache souvent des intérêts diffus. Par exemple des fonctions non documentées qui collectent des informations stratégiques sur les configurations de nos machines.

Sans tomber (complètement) dans la paranoïa, il faut lire entre les lignes de la licence de ce produit qui se trouvent ici. J'y trouve des phrases interprétables de diverses façons dont certaines me déplaisent. Mon interprétation n'engage que moi !

Le point b) du 3e paragraphe du chapitre "Collecte et utilisation de vos informations personnelles" donne à Microsoft le droit de passer à la moulinette tous les emails échangés et les fichiers de vos disques durs (ce que fait normalement un antivirus) afin d'y rechercher par exemple les logiciels installés illégalement, d'y associer vos informations nominatives, de rapporter le tout aux différents éditeurs qui seraient ses "clients".
Illégalement, disent-ils. Qu'est-ce à dire ? Prenons les lois Dadvsi et Hadopi qui ne s'appliquent qu'en France. Microsoft peut-t-il s'y référer pour les utilisateurs français ou doit il se limiter aux lois américaines ?

Les autres paragraphes définissent l'étendue des envois : « cette fonctionnalité fournit la liste de tous les programmes malveillants réels ou suspectés qui ont été détectés sur votre ordinateur ». Quelles sont les limites de la suspicion ? Permet-elle d'aller jusqu'à inclure dans une liste de dangers potentiels n'importe quel logiciel se connectant à l'internet (pour se mettre à jour) ?
Qu'un éditeur de logiciel antivirus ait besoin d'informations statistiques concernant les virus et les fichiers malsains, d'accord. Qu'il ait besoin d'informations nominatives me semble discutable.

En outre, Microsoft se donne le droit de rétablir ipso-facto les services de mise à jour de Windows, qui sous-entendent la vérification de licences et des connexions intempestives à l'internet, que j'interdis à cause du faible débit de notre connexion. Je lance les mises à jour de nos machines moi-même au moment où elles ne gênent pas.

Pour ma part, je ne souscrirai donc pas à cette licence et n'installerai pas ce produit magique.

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