Elektor Team

Pour lutter contre la crise, mangez des olives !

10 décembre 2013, 14:38
Pour lutter contre la crise, mangez des olives !
Pour lutter contre la crise, mangez des olives !

Les cigales chantent à tue-tête ! Mais souvenons-nous des méchantes factures hivernales de carburant pour nos chaudières, et pensons à des solutions alternatives... C'est ce que des Espagnols se sont dit, avangt de décider d'utiliser des noyaux d'olives comme combustible pour leurs chaudières. En effet, ces noyaux sont d'excellents combustibles de substitution, car en péninsule ibérique les plantations d'oliviers destinés à la fabrication d'huile s'étendent sur 2,2 millions d'hectares. Avec 2,5 millions de tonnes de noyaux produits chaque année, il y a de quoi chauffer une petite partie de la population ibérique !

La société KWB propose des chaudières à biomasse tout à fait adaptées à des cœurs de drupes comme celui des olives. Le rendement de ceux-ci est quasi égal à celui des granulés de bois, sans qu'il soit nécessaire de les agglomérer. La seule véritable condition requise est de retirer les restants de chair et d'huile sur les noyaux. Les substances corrosives contenues dans ces résidus, comme le chlore ou le soufre, pourraient dévorer en un temps record un système de chauffage qui n'aurait pas été conçu à cette fin.

Le marché des chaudières à biomasse en Espagne rencontre les mêmes contraintes qu'en France il y a quelques années : les combustibles de substitution sont encore peu connus, les installateurs ne sont pas vraiment qualifiés en la matière et les réseaux de distribution sont peu développés. Mais des clients fidèles défendent corps et âmes, le coeur de leur noble fruit.

Par exemple, le Père Manuel Alfonso a dépensé pendant des années, une belle part de son budget pour chauffer les 5000 mètres carrés du Diocèse de Jaén, avec du fuel. Depuis trois ans, le monastère est équipé de deux chaudières Powerfire KWB de 300 kW. Cette installation qui consomme environ 170 tonnes de noyaux d'olives par an fait économiser environ 70 000 euros par an au Diocèse. Malgré un investissement important, les économies sont devenues effectives sur le budget de l'établissement dès la troisième année !
Déjà délicieuse, dans nos meilleures salades et accompagnements, l'olive est un véritable fruit divin quand il réchauffe les pieds des moines en sandales.

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