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SeedFuck, logiciel anti Hadopi : info ou intox ?

10 décembre 2013, 14:37
SeedFuck, logiciel anti Hadopi : info ou intox ?
SeedFuck, logiciel anti Hadopi : info ou intox ?

La loi Hadopi, objet de bien des controverses, vient d’entrer en vigueur. Le téléchargement illégal expose donc ses adeptes aux pires sévices. Peu importe, nous direz-vous, car, en bon internaute respectueux du droit d’auteur, vous ne vous livrez pas à de si répréhensibles activités.

Détrompez-vous, car, même si  vous n’avez rien fait de malhonnête, vous n’êtes plus aujourd’hui à l’abri du courriel comminatoire assorti d'une lettre recommandée avec menace de suspension.

En effet, on trouve depuis peu sur l'internet, un programme au doux nom de SeedFuck (que par souci de décence nous ne traduirons pas !) dont un effet collatéral risque de faire condamner bien des innocents.

Ce programme, fort simple et dont le code est librement accessible sur la toile, permet en effet d’inonder les réseaux P2P, ou réseaux de partage de fichiers, de fausses informations et notamment de fausses adresses IP afin de saturer l’autorité chargé par Hadopi de contrôler les téléchargements.

L’idée de départ pourrait paraître amusante à tous ceux qui sont contre le « flicage » de la toile qu’implique Hadopi, si elle n'engendrait pas deux dommages collatéraux majeurs.

Le premier, évoqué ci-dessus, est que parmi les adresses IP produites peuvent se retrouver celles de nombreux internautes innocents qui risquent ensuite d’avoir beaucoup de mal à prouver leur bonne foi tant la loi Hadopi fonctionne selon le principe du présumé coupable.

Le second est une possible saturation des réseaux P2P avec des informations et des fichiers bidons, rendant ces derniers inutilisables pour un usage honnête (si, si, ça existe !).

Certains sont même allés jusqu'à en conclure que cette saturation conduirait en fait à l’effet voulu par Hadopi : lutter contre le téléchargement illégal. C’est bien mal connaître les pirates qui délaissent de plus en plus le P2P pour des méthodes plus discrètes et totalement hors de surveillance des « gendarmes » d’Hadopi.

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