Les audiophiles doutent de leur foi

30 septembre 2016, 06:00
Les audiophiles doutent de leur foi
Les audiophiles doutent de leur foi
Il semble que tout le monde n'écoute plus de musique que dûment comprimée.
Spotify et Cie sont bien gentils, mais ne trouvez-vous pas que ça manque d'authenticité ? Pourquoi les personnes intéressées par une reproduction sonore de qualité et prêtes à y mettre le prix se sont-elles faites aussi rares ?
Serions-nous en quelque sorte absourdis par le déluge audio-visuel au point de ne plus y accorder d'attention ? Il est vrai que le niveau de qualité moyen du matériel audio a sensiblement augmenté, de sorte qu'aujourd'hui, pour une installation correcte, on débourse moins qu'avant. Sagesse n'est pas folie... des considérations aussi matérialistes seraient-elles tout ce qui reste de la flamme de l'audiophile sincèrement épris de fidélité ? Qu'est devenue la quête de l'ultime finesse, celle qui donne du plaisir et, devant un bel ampli et des enceintes, vous fait faire un bond digne d'un Comanche* ?

Une partie de la réputation d'Elektor s'appuie sur des circuits audio dont certains sont légendaires et increvables : Equin, Crescendo, The Preamp... Si la mollesse de l'intérêt des lecteurs pour ces sujets n'est pas étrangère à la raréfaction des publications, nous continuons heureusement de recevoir des signaux encouragants, sous la forme de projets audio intéressants. L'électronique audio faite à la maison garde des partisans purs et durs : l'ampli de puissance compact publié il y a quelques années a été reproduit par de nombreux lecteurs et même le plus récent préampli phono SUPRA 2.0, pourtant assez cher du fait de l'utilisation de composants de qualité, a séduit de nombreux amateurs.
Un moment de doute est vite passé, je reste donc optimiste !

* NDT: la version française de cet édito est dédié à la mémoire d'Eric Mainardi, co-fondateur de Selectronic 
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