Circuits imprimés étirables comme du caoutchouc

1 mars 2016, 16:21
Circuits imprimés étirables  comme du caoutchouc
Circuits imprimés étirables comme du caoutchouc
Des pistes de circuit imprimé fines mais aussi souples que du caoutchouc, ça n’existe pas, direz-vous, et encore moins étirables jusqu’à quatre fois leur longueur et dans toutes les directions. Deux fois, dix fois, cent fois ? Non, étirables un million de fois ! Oui, cette invention existe et fait l’objet d’une publication récente dans la revue Advanced Materials.
Le champ d’application de ce nouveau film métallique est probablement très vaste.
S’il permet réellement d’obtenir des circuits fins étirables et déformables, il ouvre la voie vers les peaux artificielles pour prothèses ou robots. S’il peut être intégré à des tissus, il fera les grands jours de la micro-informatique vestimentaire, les fameux wearables dont on parle tant. S’il se révèle capable d’épouser les contours du corps et de suivre ses mouvements, il sera utilisé massivement pour des capteurs de surveillance de fonctions biologiques.

C’est une question d’imagination, comme le souligne Hadrien Michaud, doctorant au Laboratoire d’interfaces bioélectroniques souples (LSBI) de l’École Polytechnique de Lausanne et l’un des auteurs de l’étude qui envisage « toutes sortes d’utilisations sur des formes complexes, en mouvements ou qui évoluent au cours du temps ». La réalisation de circuits électroniques élastiques butait jusqu’ici sur la rigidité des matériaux disponibles. L’utilisation d’un alliage d’or et de gallium, partiellement liquide à température ambiante, intégré en couche mince (<1µ) dans des supports de polymères aux propriétés élastiques, apparaît donc comme une piste prometteuse.
 
 
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